[CRITIQUE] Black Dog (1998)

Résumé : Un ancien criminel obtient un boulot pour transporter un camion à travers les États-Unis. Mais, ce qu’il ne sait pas, c’est que son camion est rempli d’armes illégales et qu’il devra lutter pour sa survire et pour celle de sa famille…

Critique :

Lorsque j’y pense, je ne connaissais pas tant que ça Patrick Swayze! Pas que l’acteur m’était inconnu, j’avais vu à l’époque plusieurs longs-métrages (Dirty Dancing, Ghost, Road House, Point Break, Donnie Darko), mais jamais je ne suis intéressé totalement à sa carrière. Ce qui est bien dommage de nos jours puisque, en 2009, l’acteur est mort des suites d’un cancer du pancréas. Pour autant, Patrick Swayze possède une filmographie intéressante qui ne demande qu’à être découverte. Dans cette voie, j’ai vu dans mon Vidéotron un petit long-métrage du nom de Black Dog. Deux acteurs de renom, un chanteur qui l’est tout autant et un camion entouré de flammes sont sur cette pochette. Il n’en fallait pas plus pour que je veuille découvrir cette perle méconnue de la filmographie d’un de mes acteurs préférés!

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Black Dog suit l’histoire de Jack Crews, un ancien camionneur devenu mécanicien. En effet, celui-ci, après suites d’un accident grave sur la route, a passé deux ans en prison et il est maintenant en probation. Pour autant, Jack sera interpellé par son employeur, Frank Cutler, pour un emploi clandestin où il devra aller d’Atlanta jusqu’au New Jersey. Bien que ne possédant pas de licence, son employeur lui assure qu’il n’aura aucun problème. Même si sa femme, Melanie, ne veuille pas qu’il fasse le boulot, Jack ira quand même. Rendu au New Jersey, Jack prendra rapidement le chargement, avec la permission de Red, et sera suivi pendant le trajet par trois personnes, Sonny, Wes et Earl. Malheureusement pour eux, durant le trajet, Red et ses complices veulent le contenu du dit camion. Ce qui amène rapidement Jack et ses trois acolytes à affronter plusieurs hommes de main de Red. Et comme si ce n’était pas assez, Frank a pris en otage Melanie et la fille de Jack.

Black Dog, c’est un peu comme si, après avoir mangé un énième pâté chinois goûteux, vous vouliez essayer des nouvelles choses comme un restaurant Thaï, par exemple. C’est un peu cette sensation que j’ai eue en visionnant ce long-métrage, ça m’a paru de l’inédit et je me suis senti en pleine découverte. Puis, dès la première séquence, Black Dog a rendu cette dite découverte palpitante. J’adore par exemple le développement de l’histoire et comment évolue l’intrigue de départ (des policiers qui courent après des camionneurs criminels de la route!) et celle du personnage de Patrick Swayze. D’ailleurs, le personnage de Jack est probablement la plus grande qualité de cette production, il est bien construit, avec des faiblesses évidentes et une détermination qui le fait devenir un « Action man » attachant.

Également, j’apprécie les séquences d’action sur la route. Black Dog est un véritable feu roulant où chaque fois que Red et ses sbires vont affronter Jack, on tombe dans un suspense continuel et puissant. J’adore surtout la fameuse scène où, sans véritable danger, un camionneur ralentit devant Jack, puis deux autres viennent s’ajouter à droite et par-derrière. Ce moment est un long dix minutes où on reste sur le qui-vive, se demandant si nos héros sortiront indemne de cette mésaventure. D’un autre côté, il est intéressant de découvrir la marchandise que transporte Jack et ses trois acolytes, dès lors on mesure l’étendue du danger qui guette nos quatre héros. Malgré tout, aucune scène d’action ne surpasse le fameux duel final qui oppose Jack à Red, c’est tout simplement super bien orchestré.

Bien qu’on voit venir certains d’entre eux à des kilomètres, je dois avouer que Black Dog possède une certaine imprévisibilité dans ses revirements. J’ai surtout apprécié le moment où, après avoir vaincu certains méchants, Jack perd un de ses coéquipiers et apprend une révélation quand même surprenante. D’ailleurs, j’adore les conflits et le manque de confiance qui se développent entre les quatre personnages. On sent que ceux-ci veulent avoir le butin et ne savent pas qui est un allié de Red. J’apprécie surtout la séquence des toilettes où Jack, Sonny et Earl découvrent Wes qui passe un coup de fil à Red! Puis, lorsque les idéologies et motifs des personnages sont enfin visibles, on tombe dans un film d’action vraiment intéressant et soutenu.

Puis, vous le savez sûrement, Black Dog ne porte pas son titre pour rien. En effet, s’inspirant de vrais cas de camionneurs qui s’endorment au volant, Black Dog touche un point sensible. Lesdits camionneurs qui s’endorment voyant, avant l’impact d’un accident, un chien noir qui leur bondit en pleine gueule. Bien que certains septiques sont visibles, les cas de ce phénomène étrange sont multiples et les témoignages tout autant. Même si Black Dog ne s’inspire en aucun cas d’une histoire vraie, il met en évidence un cas réel assez troublant malgré tout.

Image du film

Malgré bien des qualités et une envie de bien faire, Black Dog n’échappe pas à un essoufflement certain. Bien que j’adore les deux premiers actes où l’on suit le développement de Jack et son parcours sur la route, poursuivi par Red et ses sbires, il s’avère que dès qu’on met la prise d’otage de la famille Jack, le long-métrage devient moins palpitant. Peut-être est-ce une rupture de ton étrange ou un élément scénaristique de trop, mais Black Dog perd ses plumes à ce moment précis. Je trouve aussi que les scènes montrant les agents du FBI sont également de trop, on sent qu’elles sont là pour combler les vides et non par utilité. Puis, il y a le moment final avant le combat final où on pousse le bouchon trop loin sur une fin heureuse et clichée. Malgré tout, cet avant-dernier moment se rattrape avec un duel final assez imposant.

Pour ce qui est du côté technique, c’est bien! Kevin Hooks (Passenger 57) offre une réalisation impeccable et qui, surtout pendant les séquences d’action, est énergique, tout en offrant des moments forts. J’adore surtout la maîtrise visuelle dont fait preuve Hooks pendant la scène où Jack affronte trois camionneurs en simultané. Le montage de Debra Neil-Fisher et Sabrina Plisco possède bien des failles (on voit littéralement le visage de la doublure de Swayze pendant une séquence où celui-ci se tient sur le camion), mais il s’avère juste assez bien découpé et symétrique pour presque lui offrir un certain pardon. Buzz Feitshans IV (j’ignore s’il s’agit d’un vrai nom…) offre une direction photo éclatante qui amène plusieurs couleurs très pétantes et dynamiques. George S. Clinton offre une trame sonore intéressante où, très souvent, on passe entre le western et le jazz. C’est très étrange, mais c’est vraiment bien. Puis, on notera aussi des bonnes musiques comme Road Man de Big House ou My Greatest Fear de Randy Travis.

Au niveau des acteurs, c’est aussi bien. Patrick Swayze (Red Dawn, Youngblood, Road House) offre une performance très bonne et qui confirme encore une fois son talent d’acteur dynamique. Bien que plus chanteur qu’acteur, Randy Travis offre une performance plutôt bonne qui mérite des éloges. Gabriel Casseus est également un acteur de soutien très bien pour Swayze. Meat Loaf et Graham Beckel jouent des méchants appréciables qui livrent la marchandise. Brenda Strong est vraiment une bombe sexuelle intéressante à regarder! On notera aussi la présence de Charles S. Dutton (Alien 3, Gothika, Secret Window) et de Stephen Tobolowsky (Groundhog Day).

J’ai finalement très peu de choses à dire sur Black Dog. Pour autant, le divertissement qu’il procure est assez difficile à ignorer. En tant qu’inédit (pour moi) de Patrick Swayze, ce long-métrage fait très bien le travail. Autant pour ses scènes d’action, que pour son scénario très bien construit, Black Dog vaut le détour. Si vous cherchez des longs-métrages qui vous sont inconnus dans vos rayons de Super Club Vidéotron, la pellicule de Kevin Hooks peut difficilement faire mieux, surtout en ce qui concerne son astucieux mélange entre Duel et Breakdown. Rien que pour ça, les scénaristes William Mickelberry et Dan Vining méritent des éloges!

Note : 3.5 / 5

En résumé : Si vous êtes fans de Duel, Breakdown ou de Patrick Swayze, Black Dog est une bonne recommandation, il vaut le détour et ne déçoit jamais réellement. C’est simplement son manque de finition à certains endroits qui lui valent simplement d’être une curiosité plaisante.


Réalisation : Kevin Hooks

Scénario : William Mickelberry, Dan Vining

Avec : Patrick Swayze, Meat Loaf, Randy Travis, Gabriel Casseus, Brian Kelly, Graham Beckel, Brenda Strong, Charles S. Dutton, Stephen Tobolowsky

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