[CRITIQUE] The Wolverine (2013)

Résumé : Errant dans les bois, Logan (Hugh Jackman) vit une vie de sans-abri dans le nord canadien, luttant contre ses démons lorsqu’une japonaise vient le trouver et lui demande de la suivre. Une fois au Japon, une vieille connaissance lui fait une proposition alléchante : mettre fin à ses souffrances en lui ôtant son facteur de guérison…

Critique : 

the-wolverine-posterLorsque j’ai découvert X-Men : First Class, une chose était claire, j’adhérais enfin! Bien entendu, je n’étais pas naïf, je savais que je pouvais être déçu à nouveau par la saga X-Men. C’est donc avec énormément de désintérêt et de peur que j’ai évité The Wolverine, le second spin-off de l’univers depuis X-Men Origins : Wolverine. Comme vous le savez tous, j’ai tellement eu une aventure désastreuse avec le premier spin-off que cela m’a définitivement coupé l’appétit pour le second! Pour autant, les avis positifs et celui de mon entourage qui était aussi positif, ont failli me donner envie de tenter ma chance. C’est pourtant après avoir voulu revoir X-Men : The Last Stand (The Wolverine en n’est une suite directe.) que j’ai voulu enfin découvrir Wolverine au pays des Orientaux! Est-ce que la décision de faire découvrir le Japon et ses coutumes à Wolverine était une bonne idée ?

Des années après les événements de X-Men : The Last Stand, Logan est devenu un ermite sans but et profondément atteint par la culpabilité dû à la mort de Jean Grey, son seul amour. C’est donc depuis un temps que Wolverine est revenu au Canada. Cependant, un jour, Yukio, une servante de Yashida (Un ancien ami de Logan.), se présente à lui pour que ce dernier aille voir Yashida qui va bientôt mourir et il désire faire ses adieux à Logan. Ainsi donc, c’est l’argument mènent Wolverine vers le Japon! Pour autant, Yashida avait une autre idée en tête et demande à Wolverine de lui transmettre sa régénération cellulaire pour qu’il puisse mourir en mortel. Refusant son offre, Logan est fin prêt à retourner au Canada pour le lendemain. Cette journée-là, en plus de la mort de Yashida, son voyage devient chaotique lorsque Mariko, la nièce de Yashida, est menacée par des Yakuzas et qu’elle demande l’aide de Logan, qui a perdu ses pouvoirs de régénération! C’est donc diminué que Mariko et Logan devront survivre à bien des épreuves tendus par les Yakuzas et d’autres individus.

Pour être tout-à-fait honnête, je n’ai pas, à proprement dit, détester The Wolverine, c’est même une oeuvre avec un certain potentiel. Pour autant, je dois le dire, ce n’est absolument pas une réussite! Tout d’abord, je l’ai déjà dit, je n’ai jamais trouvé le personnage de Wolverine assez intéressant pour qu’il aille un spin-off à lui seul. Pour autant, il faut bien admettre que le dit spin-off aide au moins Wolverine à offrir un peu de chair! Pour autant, cela ne suffit pas et The Wolverine manque cruellement de mordant et d’intérêt dans sa structure. Tout d’abord, même avec une bonne intention, la venue de Wolverine au Japon est très mal développée puisque les coutumes de son pays et ceux du Japon ne s’adaptent pas du tout à l’un comme l’autre. Ce qui amène des scènes ridicules où Wolverine combat un samouraï avec ces griffes!

Autrement, bien que possédant une ambiance beaucoup plus subtile et une histoire bien plus complexe que X-Men Origins : Wolverine, The Wolverine s’accommode d’un défaut très probant : Les scènes d’action puériles! La fameuse séquence du train où il arrive des millions de choses improbables (Elle concurrence la fameuse séquence de l’hélicoptère dans le précédent spin-off!) est indigeste au possible, tout comme le combat final entre un samouraï en adamantium et Wolverine, ou le samouraï affrontent Wolverine avec ses griffes sont minables! En fait, pour chaque moment tentant d’offrir une dimension intéressante au personnage, The Wolverine se plante la face première dès qu’il offre une séquence d’action exagérée. Bien qu’on n’atteint jamais la médiocrité de X-Men Origins : Wolverine, il n’en reste pas moins qu’avec une plus grosse sobriété, ce second spin-off aurait gagné des points.

Pour autant, le pire défaut demeure le concept de la perte de régénération cellulaire de Wolverine. Si le bande-annonce semble suggérée ce concept, comme étant très important à l’intrigue, le développement à l’écran est tout le contraire. C’est même un élément secondaire qui, même enlevé, n’aurait rien changé à l’intrigue et aux enjeux mis de l’avant! Pourtant, l’originalité était de mise et on sentait une vraie innovation. Bien qu’on ne puisse tuer Wolverine pour la progression du métrage, il était aisé de le rendre assez vulnérable pour que, quand il remet ces griffes dans sa chair, il ne cicatrise pas. Parce que oui, les scénaristes trichent trop souvent avec ce concept, semblent faire comme dans Resident Evil : Afterlife où Alice, bien que mortelle et sans pouvoirs, était plus invulnérable que lorsqu’elle était invincible!

J’ai également été déçu de la manière que développe The Wolverine le Japon en lui-même! Bien qu’étant entouré de Japonais et avec leur culture, on dirait que dès que l’action survient, le long-métrage de James Mangold abandonne presque totalement le Japon, le mettant au second plan. En sachant que les autres volets avaient leur univers à eux, c’était très intéressant de la part des scénaristes Mark Bomback et Scott Frank de mettre à-l’avant cette coutume.

Pour autant, je dois l’admettre, The Wolverine demeure un produit intéressant sur d’autres points! Tout d’abord, je dois l’avouer, l’écriture du personnage de Wolverine possède une exécution intéressante et on arrive enfin à sentir un personnage vulnérable du côté des émotions, en sentant que la mort de Jean Grey l’a anéanti. Également, les scénaristes nous offrent une relation amoureuse entre Wolverine et Mariko, qui fait différent et qui permet enfin de voir autre-chose que le triangle amoureux Jean/Logan/Scott. Un autre point intéressant demeure les flashbacks entre Yashida et Wolverine lors de la bombe atomique de Nagasaki. Cette période reprend non seulement un élément réel (Un peu comme X-Men : First Class), mais permet de sentir la profonde relation qui unit ces deux personnages et la gratitude que l’un doit à l’autre.

L’autre grosse qualité de The Wolverine, c’est d’être beaucoup plus posé et d’offrir un univers sérieux et sombre. En fait, les intentions des scénaristes et du réalisateur sont bien claires et ils réussissent à faire un The Dark Knight avec ce second spin-off dans une certaine mesure. Cela se fait bien ressentir avec les séquences de rêves entre Wolverine et Jean Grey, surtout l’une des séquences finales concernant un certain pardon. Pour autant, l’oeuvre aura beau faire des pieds et des mains, il en demeure pas moins que la séquence post-crédits, offrant une très bonne surprise, demeure le meilleur moment du long-métrage!

Pour ce qui est du côté technique, The Wolverine se défend! Tout d’abord, la réalisation de James Mangold (Cop Land) est plutôt bonne et témoigne d’un certain souci technique. Même chose pour Michael McCusker qui offre un montage juste et adéquat. Pour autant, la direction photo de Ross Emery est la plus grosse qualité technique de The Wolverine. Elle offre un visuel beaucoup plus sombre et pessimiste que X-Men Origins : Wolverine. Bien que les compositions sonores de Marco Beltrami n’ont absolument rien de marquantes, la scène de flashback où Yashida veut offrir un katana à Wolverine possède une musique dramatique qui se remarque… C’est pas mal tout!

Côté distribution, c’est assez modeste! Donnant sa sixième performance en tant que Wolverine, Hugh Jackman est impeccable et investi. Tao Okamoto est plutôt bonne et très sexy. Rilas Fukushima donne une jeu d’acteur assez limité, mais un personnage sympathique. Bien que peu présent, Ken Yamaruma dans le rôle du jeune Yashida m’a surpris! Par-contre, on se retrouve avec plusieurs acteurs mauvais, surtout Hiroyuki Sanada, Svetlana Khodchenkova (Qui ressemble à Uma Truman dans Batman & Robin vers la fin!) et Wil Yun Lee (Electra). Cependant, ils n’atteignent pas le côté exécrable de Brian Tee (The Fast and The Furious : Tokyo Drift, Mortal Kombat Legacy II) qui a une face à frapper dedans!! Famke Jenssan est assez ordinaire, comme d’habitude.

Comme dit plus haut, j’ai longtemps mis à l’écart The Wolverine de peur d’avoir un résultat similaire à X-Men Origins : Wolverine. Au final, je me retrouve avec un résultat mitigé où j’ai autant de points positifs que négatifs. C’est d’un côté très bien avec les attentes basses que j’avais, mais je n’imagine pas l’avis que j’aurais eu si j’avais eu des grosses attentes. Au final, je peux au moins dire que ce pont entre X-Men : The Last Stand et X-Men : Days of Future Past demeure assez divertissant pour rendre une soirée morne quand même palpitante.

Note : 2 / 5

En résumé : Bien que meilleur que X-Men Origins: Wolverine, le premier spin-off, The Wolverine demeure une expérience assez quelconque qui risque de plaire beaucoup plus aux fans du mutant aux griffes acérées! Pour les autres, vous pouvez tenter une location, mais sans plus.


Réalisation : James Mangold

Scénario : Mark Bomback, Scott Frank

Acteur : Hugh Jackman, Tao Okamoto, Rila Fukushima, Hiroyuki Sanada, Svetlana Khodchenkova, Brian Tee, Hal Yamanouchi, Will Yun Lee, Famke Janssen

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