[CRITIQUE] X-Men: The Last Stand (2006)

Résumé : Quand une cure est trouvée pour trouver les mutations humaines, un affrontement ultime se prépare entre les X-Men Charles Xavier et la Brotherhood de Magneto

Critique : 

Comme je disais dans ma critique de X-Men (2000), je compare un peu la saga X-Men à celle de The Fast and The Furious. Elle à beau avoir des qualités, cela a pris une éternité avant que j’adhère totalement à ces qualités! Malgré tout, bien que détesté, X-Men : The Last Stand était mon volet préféré de la trilogie originale, et ce depuis que je l’ai vu au ciné-parc, en 2006. Mais bon, comme les deux précédents volets, je n’avais pas vu The Last Stand depuis 2009, c’était donc une opportunité de le redécouvrir. Mais en sachant que ce volet était dans le top 3 des volets les plus détestés de la saga (avec X-Men Origins : Wolverine et The Wolverine) et que les critiques à-travers le web le détestent atrocement… Est-ce que j’étais prêt à me faire lapider par toug le monde, même par mon rédacteur en chef d’Avis Mortel?

Xmen the last stand posterAinsi donc, après la mort de Jean Grey, les choses ne se sont pas améliorées pour nos mutants! Tout d’abord, démolis par la mort de Grey, Scott Summers est devenu dépressif et ne s’occupe plus du cas politique des mutants. Et puis, le gouvernement a trouvé un jeune mutant ayant le pouvoir de supprimer les pouvoirs de ses confrères, Leech. Avec son sang, le gouvernement décide de créer un remède pour guérir les mutants, afin de pouvoir vivre dans une population totalement « humanisée ». Comme si ce n’était pas assez, Magneto fait un grabuge incroyable en se forgeant une armée pour affronter les fondateurs du remède, qui sont à Alcatraz. Leur dernier problème demeure Jean Grey, revenue des morts, qui est atteinte d’une seconde personnalité jadis refoulée, le Phénix, qui décide de prendre le parti de Magneto. Prêts à tout pour arrêter Magneto une fois pour toute, Wolverine et les autres X-Men seront fin prêts pour l’engagement ultime!

De manière aussi réconfortante que désagréable, mon avis sur la trilogie originale n’a absolument pas changé depuis la dernière fois que je l’ai vu! Ainsi donc, au vu du résultat, il m’apparaît clair que X-Men : The Last Stand est le meilleur volet de la trilogie. Ce qui me frappe dès le départ dans cette optique, c’est l’histoire en elle-même qui est excellente, hyper-inventive et qui donne enfin l’élément perturbateur de la saga : Martin Luther King vs Malcolm X, ou plutôt Professeur X vs Magneto! Assez secondaire dans les deux premiers opus, le conflit n’aura jamais été aussi violent, percutant et avec des textes sous-jacents aussi flagrants. Le tout arrive avec l’invention du remède où le gouvernement a comme justification de vouloir « éliminer » le syndrome mutant (Changez cela par les blancs qui veulent faire disparaître les noirs de la société et vous avez le sous-entendu puissant!). Alors que Charles Xavier (Luther King) veut aller avec la solution douce, Erik Lensherr (Malcolm X) veut plutôt faire comprendre son point par une offensive pure et dure en détruisant le mal à la source.

Une autre grosse qualité demeure le côté hyper-sombre et pessimiste qui accompagne l’oeuvre sous la tutelle de Brett Ratner (Rush Hour, Red Dragon) qui donne enfin à l’oeuvre qu’est X-Men, une entité qui fonctionne avec son message de guerre et de morts. En effet, qui dit « engagement ultime », dit bien entendu des morts inattendues et tragiques. Conscient que ce troisième volet serait probablement le dernier, on nous offre des morts qu’on ne voit pas toutes venir! Puisque le film est sorti en 2006, vous comprendrez que je ne vous épargne pas les noms! Si certains verront du spectaculaire dans la mort de Scott Summers (Un personnage antipathique et plate.), j’ai plutôt été sous le choc devant celles de Jean Grey et Professeur X, en me mangeant toute une claque. D’ailleurs, nous ne sommes pas épargnés par les scénaristes qui vont même mettre des personnages à l’écart ou à les faire redevenir humains… Du vrai Joss Whedon!!

Déjà marquants dans la bande-annonce et dans ma première écoute au ciné-parc, les moments d’action cruciaux de ce chapitre restent toujours aussi marquants! Que ce soit la fameuse séquence où Jean Grey démolit sa maison d’enfance en désintégrant le Professeur X, la réapparition de la même Jean ou la fameuse séquence du pont (Le money shot de la bande-annonce!), ces séquences ont toutes un impact majeur et demeurent dans mes préférées de la saga X-Men au grand complet! Pour autant, j’ai une grande préférence pour la scène où Shadowcat et Juggernaut font une course-poursuite, pour arriver le premier vers Leech. Le plus accrocheur, c’est que Shadowcat traverse les murs pendant que Juggernaut les démolit dernière elle!!

L’autre grosse qualité de X-Men : The Last Stand, c’est qu’il est sans concession scénaristiquement parlant. En effet, Simon Kinberg et Zack Penn donnent un X-Men à la mentalité totalement différente qui privilégie le fait d’aller droit au but au lieu d’y aller « safe ». La finale y est pour beaucoup alors que les deux méchants meurent d’une certaine manière. Puis, je n’ai pas de compteur, mais ce troisième volet est probablement le X-Men le plus violent et où le nombre de morts est le plus élevé!

Pour autant, vous l’aurez compris, X-Men : The Last Stand possède des défauts à peu près identique à ces prédécesseurs. Tout d’abord, le scénario a beau offrir une certaine innovation et une noirceur bienvenue, on est réellement en face d’un scénario écrit à la va-vite et qui présente que le 5% de la majorité de ses propre idées! C’est le cas du personnage de Scott Summers, qu’on effleure à peine et qui va disparaître beaucoup trop tôt. C’est également le cas d’Angel qui semble un personnage très intéressant avec la séquence d’introduction de sa jeunesse et celle où il prend son envol (Une autre séquence marquante du film), mais on ne le revoit que vers la fin… Du bâclé! Pour autant, je crois que le réel concept bâclé est celui de Leech qui est pourtant tout l’intérêt du long-métrage et que l’on voit juste cinq scènes!!

Autrement, je dois dire de mon côté que le pire défaut de X-Men : The Last Stand, c’est qu’il semble avancer trop rapidement dans sa progression. Même si on semble bel et bien dans la suite de X2, on dirait que le scénario va beaucoup trop vite comme s’il était 3-4 suites en une, tentant de mettre fin à des concepts qu’on a peine débuté, après la fin du précédent chapitre ou qui sont développés dans ce volet, mais terminés aussi vite! On sent que les producteurs et les scénaristes voyaient ce The Last Stand comme étant le dernier de la saga, et ça paraît trop!!

Pour autant, on récupère ne serait-ce qu’un peu les lettres de noblesses grâce au côté technique! Bien que Bryan Singer soit un réalisateur convenable, je dois dire que Brett Ratner est cent fois plus talentueux que lui, pour la trilogie originale! Que ce soit la réalisation, le style visuel ou les plans beaucoup plus sophistiqués, Ratner est un bien meilleur metteur en scène. S’accomodant parfaitement à la réalisation de Ratner, la direction photo de Dante Spinotti donne une noirceur et un côté très sérieux que la franchise n’avait jamais atteint à ce moment-là. Bien que je sois à la fois bluffé et perplexe, la musique de John Powell possède un charme indéniable, mais je préfère celle de John Ottman! On est loin du travail de X-Men et X2, mais le montage de Mark Goldblatt, Mark Helfrich et Julia Wrong est adéquat.

Pour ce qui est de la distribution, j’ai à la fois envie de dire que c’est le meilleur et le pire de la trilogie originale! On ne change pas une recette qui perd, les mêmes acteurs que les deux premiers volets me laissent indifférent ici. Pour autant, Hugh Jackman, Shaw Ashmore et Famke Janssen apportent un bon soutient. Dans les nouveaux, j’adore réellement Ben Foster (Pandorum, 30 Days of Night), Ellen Page (Juno, Super), Michal Murphy (Shocker) et Cameron Bright (Running Scared). On s’entoure aussi les médiocres avec Vinnie Jones (The Condemned), Ken Leung (Saw) et Aaron Stanford.

Comme vous pouvez le voir, je ne trouve pas ce volet si minable que ça, mais j’ai également autant de positifs que de négatifs à dire dessus. Je ne dirais jamais qu’il est parfait, mais honnêtement je crois qu’il possède un charme et des concepts qui valent la peine. Puis, il termine bien l’arc narratif de la saga, tout en amenant une conclusion menant à un quatrième chapitre. Même que j’ai été surpris de la séquence de simulation au début qui révèle presque une continuité avec le dernier chapitre sorti en 2014. Bien que n’étant pas du tout mon volet préféré et souffrant de bien des défauts (Certains parleront d’un long-métrage « malade »), X-Men : The Last Stand fait parti de mes films préférés de la franchise.

Note : 3 / 5

En résumé : Bien qu’il soit probablement dans le top 3 des pires volets de la franchise X-Men, The Last Stand est une petite surprise à chaque visionnement et présente une continuité et une conclusion, certes pas parfaite, à la trilogie originale. Bien entendu, je le respecte plus que je ne l’admire, mais c’est déjà un grand pas dans une saga plutôt ordinaire.


Réalisation : Brett Ratner

Scénario : Simon Kinberg, Zak Penn

Avec : Hugh Jackman, Halle Berry, Ian McKellen, Patrick Stewart, Famke Janssen, Anna Paquin, Kelsey Grammer, James Marsden, Rebecca Romijn, Shawn Ashmore, Aaron Stanford, Vinnie Jones, Ellen Page, Daniel Cudmore, Ben Foster

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