[CRITIQUE] X-Men (2000)

Résumé : Deux mutants vont dans une académie privée pour les gens ayant des gênes similaires, une académie où les professeurs sont une équipe de super-héros qui s’opposent à une organisation terroriste ayant des pouvoirs similaires.

Critique : 

X-Men posterLa saga X-Men et moi, nous avons une drôle de relation. En effet, bien que j’ai toujours respecté le moindrement cette longue saga qui compte actuellement sept films (Bientôt neuf, lorsque nous serons rendus en 2017.) et 15 années de longévité, je suis de ceux qui ont pris un temps fou avant d’avoir une quelconque adhésion. En d’autres mots, j’ai littéralement été une personne indifférente à la saga créée par Bryan Singer, depuis le début! Comparant presque cette dernière à la saga The Fast and The Furious, la saga X-Men a débuté de manière douce et assez peu entraînante. Malgré tout, ce premier volet, offert en l’an 2000, pouvait peut-être me surprendre. Bien que je l’ai vu souvent dans mon enfance, je n’avais personnellement pas revu celui-ci depuis la sortie de X-Men Origins : Wolverine, en 2009. Voulant faire une rétrospective pour Avis Mortel , j’avais enfin l’argument pour revoir le point de départ d’une longue saga!

Ce premier volet commence sur Logan « Wolverine » et Rogue, deux mutants ayant un passé trouble. Pendant une conversation en voiture, Wolverine et Rogue sont attaqués par Sabretooth, un collègue de Magneto. Par chance, nos deux héros sont secourus par les élèves de Charles Xavier, un professeur d’une faculté de surdoués (Ou de mutants, si vous voulez!). Bien que cherchant à fuir, Logan sera vite convaincu d’être le nouveau venu dans la guerre violente qui oppose à la fois Magneto et Professeur X, sur la façon de faire comprendre aux humains qu’ils sont pacifiques. Cherchant absolument une méthode pour enfin imposer son point de vue, Magneto trouvera une machine permettent de transformer les humains en mutants. Ainsi, commence une guerre sans fin entre Xavier et Magneto, où ceux-ci tenteront de se mettre des bâtons dans les roues mutuellement.

Bien que possèdant des qualités évidentes, X-Men est un premier volet qui, même au fil des réécoutes, s’écoute avec peu de fracas. Il y a bien évidemment des qualités indéniables au niveau technique, des acteurs ou même du propos social anti-gay/racisme, puisque Magneto et Professeur X sont grossièrement Martin Luther King et Malcolm X, mais au-delà de tout cela, c’est un départ assez « quelconque ». Ce qui selon moi est un des gros problèmes, c’est la manière dont on propose l’univers des X-Men. On dirait que Bryan Singer et son équipe étaient tellement convaincus qu’ils feraient un univers vaste et cohérent (Peut-être pas autant que celui proposé 15 ans plus tard, ça va de soit!), qu’ils ont simplement touché la surface des concepts et mythologies des personnages! Encore pire demeure le conflit hyper mince et peu intéressant qui oppose Charles Xavier et Erik Lensherr ou le passé de Wolverine… C’est absolument inintéressant dans ce chapitre.

Pour autant, ce n’est pas le seul défaut de ce premier volet. Ce qui me percute toujours autant sont les décisions techniques choisies par Bryan Singer et son équipe. Déjà que cela me paraissait daté en 2009, c’est encore plus ridicule dans la séquence où Wolverine est sur sa moto et qu’il appuie sur l’accélérateur, dans la séquence où il tournoie sur un bout de la Statue de la Liberté en CGI minable ou dans le combat final qui est absolument dégueulasse visuellement! Je peux comprendre qu’il s’agissait de l’époque, mais il faut se rendre à l’évidence que les deux autres suites ne tenteront pas autant de trucs impossibles. J’ai également beaucoup de problèmes avec les combats offert avec parcimonie pendant tout le long-métrage. Peut-être est-ce parce qu’on fera dans le gros spectaculaire par après, mais ils sont tous inintéressants dans ce chapitre, surtout ceux opposants Tornade à Sabretooth et Cyclops à Toad.

Je fais peut-être mon bec fin, mais j’ai également un gros problème avec la direction photo de Newton Thomas Sigel. Celui-ci a beau offrir un résultat potable en soit, le style offert par Bryan Singer, Tom DeSanto et David Hayter ne correspond absolument pas à celui que donne Sigel et cela demeure un peu fatigant à chaque instant. Pour autant, les premiers trois quarts d’heure demeurent quand même potable, jusqu’au dernier acte se passant au grand complet dans la statue de la liberté. Croyez-moi, ce style contradictoire devient quasiment insupportable. De toute manière, j’ai toujours senti, même dans ma jeunesse, que le dernier acte était le moins intéressant du long-métrage et ce ressenti demeure tel une brique sur la tête!

Malgré tout, mon respect pour ce premier volet demeure. Dans une époque où les films de super-héros n’étaient pas encore à la mode et où on passait souvent dans la parodie involontaire (Je dois malheureusement citer Batman & Robin.), X-Men a été une vraie révolution dans le sens où l’on pouvait dorénavant offrir, sans crainte le sérieux, une critique sociale et une matière psychologique dans un film de super-héros d’action! D’ailleurs, j’ai un profond respect pour Bryan Singer qui offre probablement le traitement visuel le plus adéquat à X-Men! Il ne tente pas simplement d’être fidèle, il donne une dimension innovatrice à un comic qui aurait paru ridicule si il aurait été fidèlement repris, comme dans la série animée des années 90.

Par-exemple, j’ai beau aimer sa réalisation, elle m’apparaît fade devant les X-2 : X-Men United, Superman Returns (Oui, je l’aime!!) ou X-Men : Days of Future Past. J’accorderais également beaucoup de crédits à Steven Rosenblum, à Kevin Stitt et à Jon Wright qui offrent un montage parfait, coupé aux millimètres près et qui concorde parfaitement avec la réalisation de Singer. J’ai beau le trouver fade, le combat entre Mystique et Wolverine a au moins le mérite d’être bien filmé et d’être monté avec minimalisme. Par-exemple, la plus grande qualité technique de X-Men est son compositeur musical, Michael Kamen, qui fait quasiment office de John Williams (Un des grands compositeurs Hollywoodiens.)! J’ignore si son but était d’imiter les mouvements des personnages avec sa musique, mais à plusieurs reprises, surtout avec les mouvements de danses de Toad, il parvient à offrir des petites notes qui concordent parfaitement avec les actions des personnages! Le combat final entre Magnéto et Wolverine bénéficie également d’un excellent moment sonore.

D’ailleurs, je sais que j’y vais d’un long monologue avec la musique, mais il faut que j’y revienne! Encore maintenant, je trouve que l’immortel thème musical, pendant la séquence d’introduction qui commence comme un gros tunnel pour finir avec la porte blanche en « X » avec un point bleu au milieu, est magistral. Puis, le fameux thème utilisé pour les séquences du Cerebro m’a toujours marqué et cela ne change absolument pas 15 ans plus tard.

Pour ce qui est de la distribution, je ne risque pas de me faire des amis! Ayant toujours trouvé le casting des trois premiers X-Men (Et Days of Future Past, malheureusement.) fade, ma réécoute ne change pas cet aspect. Ils ont beaux faire partie de mes acteurs préférés de tous les temps, Patrick Stewart (Star Trek) et Ian Mckellen (The Lord of The Rings) sont ordinaires et inintéressants dans leurs rôles. Pour autant, c’est surtout Famke Janssen (Hansel & Gretel : Witch Hunters), James Marsden (Straw Dogs), Halle Berry (Catwoman), Anna Paquin (True Blood) et Rebecca Romijn (The Punisher) qui sont les pires! Pas que je déteste leurs performances, mais c’est incroyable à quel point ils ont l’air d’avoir été mal « casté ». Pour autant, mon vrai nemesis demeure Ray Park (Ballistic : Ecks vs Sever) que je trouve exécrable et au jeu forcé! Le seul acteur qui me paraît réellement intéressant et bien choisi demeure Hugh Jackman (The Prestige) qui est excellent dans le rôle qu’il immortalise depuis maintenant 15 ans!

Vous l’aurez deviné assez facilement, je respecte beaucoup ce premier X-Men, mais mon adhésion est identique depuis toujours : c’est fade avec des bons points! On donnera au moins à Bryan Singer et son équipe le mérite d’avoir créé un départ concluant avec les concepts qui resteront sans cesse marquants dans la série, avec les thèmes sous-jacents, la musique marquante, le Cerebro, le conflit entre Magnéto et Professeur X et le personnage de Hugh Jackman. Malheureusement, l’enveloppe qui offre ces concepts immortalisés n’est pas si intéressante que cela et je m’aperçois encore maintenant des défauts qui ont toujours empêché mon adhésion à la franchise.

Note : 2.5 / 5

En résumé : Bien que ce X-Men, comme les deux autres suites, possède des qualités indéniables, on est devant un spectacle sans cesse ambivalent qui offre un divertissement en demie-teinte. Au moins, il offre les bases excellentes qui demeurent encore 15 ans plus tard.


Réalisation : Bryan Singer

Scénario : Tom DeSanto, Bryan Singer, David Hayter

Avec :  Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen, Famke Janssen, James Marsden, Halle Berry, Anna Paquin, Tyler Mane, Ray Park, Rebecca Romijn, Bruce Davison, Shawn Ashmore

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