[CRITIQUE] Justice League: Throne of Atlantis (2015)

Résumé : Lorsque des troupes d’Atlantis attaquent Metropolis pour venger la mort de leur roi, la reine de ce royaume demande l’aide de la Justice League et découvre que son fils a disparu durant la folie de ce chaos…

Critique : 

Même si je ne suis pas fan de la Justice League, il me faut avouer que le rêve de réunir la troupe de super-héros dans un seul long-métrage est une idée de génie. Que ce soit dans les séries animées, les longs-métrages d’animation ou le projet récent de Zack Snyder (pour 2017 et 2019) sont alléchants et font saliver les amateurs et non-amateurs du concept. Pour autant, depuis que j’ai vu Justice League: The Flashpoint Paradox et Justice League: War, il me faut avouer que la compagnie DC Universe Animated Original Movies a su réellement me captiver et me surprendre à leur projet de «DC Animated Movie Universe» qui demeure une excellente idée depuis sa création pour offrir des histoires de The New 52. Après ses deux longs-métrages précédents, la compagnie de l’univers DC décida, un an après plus tard, d’offrir une suite attendue avec Justice League: Throne of Atlantis. Ce long-métrage promettait non seulement de poursuivre la construction récente du collectif de héros, mais aussi d’offrir une grande importance à Aquaman et son univers aquatique. De ce fait, mes attentes étaient très hautes pour ce troisième chapitre!

Throne of Atlantis blurayLors de la scène post-générique de Justice League: War, nous avons vus le prince Orm Marius avoir le cadavre de son père dans les mains et jurer vengeance auprès de la race humaine en déclarant une guerre civile. Cette suite continue sur cette fin et débute dès le départ sur des hommes dans un sous-marin qui seront attaqués par des entités étranges couleront rapidement l’engin aquatique. Par la suite, Cyborg fera sa petite enquête dans l’océan et découvrira l’épave qui traîne dans la l’eau. Assez vite, Cyborg sera attaqué par les entités étranges, mais parviendra à se sortir de ce guêpier. Au même moment, Arthur Curry (Aquaman) vivra un deuil énorme de la perte de son père, et la disparition de sa mère. En paralèle, Cyborg demandera une réunion au conseil de la Justice League, ce qui fera déplacer Batman, Superman, Wonder Woman, Flash, Shazam et Green Lantern qui découvriront que la menace étrange s’avère être des sbires du royaume Atlantique où vit en reine Atlanna. Assez vite, il est révélé qu’Orm Marius et son sbire, Black Manta, sont responsables des récentes attaques sur les humains et la tuerie sur des êtres aquatiques. Apprenant cela, Atlanna est sur le point d’exercer une sentence envers son fils, mais sera tuée par celui-ci qui prendra le trône, montera une armée pour attaquer les humains et détruire son frère, Aquaman, et la Justice League. Ce qui obligera Mera à tenter de convaincre Arthur d’accepter sa destinée de roi et de combattre son frère pour l’arrêter avant qu’il ne détruise la Terre!

Il y a encore quelques temps, si vous m’aviez parlé de Justice League, j’aurais été un peu négatif envers ce collectif de héros, disant que je n’adhère pas à leur univers. Maintenant, avec trois longs-métrages de la compagnie de l’univers DC, je peux dire que de l’eau aura coulé sous les ponts que j’apprécie quand même ce groupe de héros. J’ignore ce qui me fait autant apprécier les longs-métrages de la compagnie sur la Justice League, mais ils ont définitivement trouvé les bons ingrédients pour que ça marche sur moi. Dès le départ, il est aisé de sentir que l’univers de The New 52 sur le collectif Justice League est maintenant bien élaboré et propose une mythologie en béton qui place à chaque fois une nouvelle histoire offerte par la scène post-générique du précédent chapitre. Cette fois-ci, nous plaçons notre dévolu sur Aquaman et son univers aquatique extrêmement riche. Même si Aquaman est probablement le héros le moins convaincant du groupe, pour ma part, il est bien illustré ici.

En effet, il est aisé de sentir que le scénariste Heath Corson (Justice League : War) a bien fait son travail pour offrir une crédibilité certain à ce héros. Dès qu’il apparaît enfin, Arthur Curry est mis de l’avant comme un personnage ayant perdu ses parents et qui vit un deuil certain. Le personnage est ainsi démontré comme un être humain fragile qui est dans un moment triste de sa vie. Puis, le fait de le voir comme un homme normal qui doit affronter les fameux The Trench et découvrir rapidement le monde de l’Atlantide et ses origines fantastiques est bien amené, tout comme les quelques personnages de son univers. Tout d’abord, la reine Atlanna est intéressante et possède une histoire simple, mais qui possède des nuances intéressantes en ayant eu un fils avec un mortel, un fils qui est mi-humain, mi-être aquatique. De l’autre côté, vous avez le prince Orm Marius et Black Manta qui font office de méchants intéressants et cruels qu’on apprécie, surtout Orm Marius qui vit une arrogance certaine de devenir roi et une jalousie certaine envers son frère. Il y a aussi un grand intérêt à découvrir l’armée de l’Atlantide qu’utilisera Orm pendant le troisième acte.

Même si l’œuvre d’Ethan Spaulding rappelle énormément Thor de Kenneth Branagh avec la rivalité des deux frères, il demeure que Justice League: Throne of Atlantis offre un scénario complexe avec de multiples intrigues et sous-intrigues qui font plaisir à voir. Tout d’abord, on apprécie voir défiler l’enquête de la Justice League qui voient des incidents étranges arriver à des véhicules aquatiques de notre civilisation. Bien qu’on se doute des véritables enjeux, il demeure que de voir des entités étranges détruire des sous-marins et passer sur le point de tuer Cyborg tient la route. Même chose pour le meurtre d’un professeur qui avait découvert la véritable nature d’Aquaman et qui mourra pour cela. J’ai également adoré découvrir la machination autour du plan d’Orm Marius et Black Manta qui décident de tuer des civils de leur monde pour faire passer cela sur le dos des humains, tout comme la fameuse scène où Orm tue sa propre mère pour s’approprier le trône qu’il convoitait tant pour propager une guerre civile.

On tient aussi la route avec la mythologie d’Aquaman qui vient offrir une grosse intrigue sous l’océan. Même si cela peut paraître banal, la compagnie de l’univers DC ne s’avait jamais autant servi de sa mythologie. Tout porte sur cet élément et on se rend compte à quel point cela amène de jolis édifices de l’Atlantide où on voit que l’univers d’Aquaman est très similaire à celui du temps de la royauté où il était nécessaire qu’un roi gouverne un pays. Puis, le fait que nos héros aient des enjeux sous l’eau et doivent aider Aquaman en mauvaise posture est littéralement une excellente idée et amène une grande innovation dans l’univers DC. Puis, le fait d’offrir un dernier acte trépidant où Orm Marius et ses sbires envahissent Metropolis propose un contrasse intéressant.

Au niveau de l’animation, on reste définitivement dans l’excellence. Comme dit auparavant, le fait d’offrir la grande partie de l’œuvre sous l’océan amène une animation fluide et unique qui demeure brillante. On sent qu’une animation est réussie quand les personnages font des bulles sous l’eau en respirant ou que les cheveux bougent sous l’impact de l’eau au gré du temps. Aussi, on sent que l’eau est réelle et que les personnages y sont réellement avec leurs vêtements mouillés. Cela peut paraître banal pour certains, mais offrir un tel réalisme dans un long-métrage animé demeure un très grand pas dans la bonne direction! Puis, comme d’habitude, l’animation est très belle, fluide et actuelle pour concurrencer pas mal ce qui se fait actuellement dans l’animation japonaise. Égaleement, Aquaman, Black Manta et la reine Atlanna possède un design nouveau qui plaisir à voir. On sent que l’univers du The New 52 aura été une chose bénéfique pour eux.

Les scènes d’action et de combats demeurent aussi un atout majeur. On sent que l’œuvre d’Ethan Spaulding avait l’ambition de vouloir mettre la barre haute contrairement à ses prédécesseurs. Dès qu’Arthur Curry est attaqué par des The Trench, ainsi que Mara et la bande des Justice League, nous voyons des scènes d’action impressionnantes, mais aussi un côté sauvage et sanglant que nous avons peu vu jusqu’ici (Surtout Mara qui coupe en deux des ennemis ou tranche des têtes en rendant l’eau solide.). Puis, lorsque vient le combat de Superman contre une pieuvre, c’est simplement jouissif et avec une finalité intéressante où Superman prend une paroi rocheuse pour tuer la créature. On termine même avec un dernier acte où Aquaman et les sept autres héros essayent d’arrêter Orm Marius, surtout le dernier instant où Aquaman et Marius se frappent.

Au niveau du côté technique, c’est aussi grandiose ! Ethan Spaulding (Son of Batman, Batman:  Assaut on Arkham) offre une réalisation impeccable et innovatrice, surtout dans les moments où il y a des scènes de dialogues ou de combats sous l’eau. Puis, il donne une excellente introduction à l’univers d’Aquaman visuellement parlant. Christopher D. Lozinski offre un montage impressionnant et qui rend le visionnement agréable. On sent que malgré un long-métrage plus court (1h07), on n’est jamais épargné par une intrigue complexe et une multitude de péripéties qui gardent le divertissement intact. Frederik Wiedmann (Sniper: Legacy, Tremors 5: Bloodlines) offre une musique électrisante qui possède des moments de suspense réussis et un thème qui reste longtemps en mémoire.

La distribution est aussi un atout majeur ! Dans le rôle d’Arthur Curry / Aquaman, Matt Lanter (90210, Disaster Movie, Ultimate Spider-Man) donne une voix sombre, adulte et grave qui marche très bien avec son personnage. Sumalee Montano (Transformers Prime) est aussi très bonne dans le rôle de Mera. Shemar Moore (Criminal Minds, Justice League: War) fait toujours un excellent travail dans le rôle de Cyborg. Nathan Fillion (Castle, White Noise 2: The Light, Dracula 2000) donne toujours un bon travail dans le rôle de Green Lantern depuis Justice League: Doom. Sean Astin (The Lord of The Rings), Christopher Gorham et Jason O’Mara sont également très bons dans leurs rôles qu’ils tenaient dans Justice League: War. Rosario Dawson (Daredevil, Jessica Jones, Grindhouse, Sin City, Sin City: A Dame to Kill For, Trance) est excellente dans le rôle de Wonder Woman. De retour dans le rôle de Superman depuis Superman/Shazam!: The Return of Black Adam, Jerry O’Connell (Scream 2) est toujours aussi bon dans le rôle. Sam Witwer (Being Human, Smallville, Star Wars: The Force Unleashed) est simplement parfait dans le rôle d’Orm Marius.

Au final, Justice League: Throne of Atlantis est encore une fois une véritable réussite de la part de DC Universe Animated Original Movies qui nous propose une véritable innovation au niveau de l’animation et une histoire très solide. Même l’histoire d’origine sur Aquaman, après celles offertes sur Flash et Cyborg dans les chapitres précédents, est une réussite et m’a même fait aimer le personnage, ce qui est un exploit pour un détracteur comme moi. Également, on donnera aussi à ce troisième chapitre d’offrir un côté technique très complet et une distribution de rêve qui donnent une crédibilité vocale certaine à leur personnage. Après trois longs-métrages, on peut aussi offrir à la compagnie de l’univers DC d’avoir su offrir une très bonne continuité du «DC Animated Movie Universe» pour la nouvelle branche sur le The New 52. C’est non seulement fluide sur ce point, mais on sent que la compagnie sait où elle va et veut offrir une saga en béton. D’ailleurs, pendant un moment, celle-ci donnera Batman vs. Robin et Batman: Bad Blood qui continueront cette fameuse saga de sept longs-métrages. Pour autant, Justice League: Throne of Atlantis n’oublie pas d’offrir une scène post-générique qui annonce définitivement une continuité intéressante pour Justice League vs. Teen Titans qui s’annonce grandiose. En attendent son arrivée, ce troisième chapitre est encore une fois une œuvre à découvrir de toute urgence!

Note : 4 / 5

En résumé : Malgré qu’il ne soit pas parfait, Justice League: Throne of Atlantis est une réussite certaine et un long­-métrage divertissant pendant toute sa durée. Puis, au-­travers d’un long-­métrage Justice League, on sent que la compagnie de l’univers DC voulait offrir une histoire d’origine intéressante à Aquaman (Tout comme ce fut le cas avec Flash et Cyborg auparavant…) et nous le rendre sympathique. Sur ce point, c’est une véritable réussite, tout comme l’animation, le côté technique ou la distribution exemplaire. Aussi, Throne of Atlantis entame avec sa scène post­-générique un excellent potentiel pour son quatrième volet, Justice League vs. Teen Titans.


Réalisation : Ethan Spaulding

Scénario : Heath Corson

Avec : Matt Lanter, Sumalee Montano, Sam Witwer, Sirena Irwin, Jerry O’Connell, Jason O’Mara, Rosario Dawson, Christopher Gorham, Nathan Fillion, Shemar Moore, Juliet Landau, Sean Astin, Harry Lennix, George Newbern, Melique Berger, Steven Blum

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